Catégorie : Histoire

Accordéon (#7) – Une GRANDE DAME de l’accordéon – Yvette Horner

Yvette Horner  naquit à Tarbes (France)  le 22 septembre 1922.  Ne dit-on pas que le  22 est un « maître-nombre » !  Son parcours fut pour le moins exceptionnel !!

     Yvette Horner                     

Elle était issue d’un milieu plutôt réservé et son père avait déjà dit : « Si elle fréquente les bals, je lui couperai les jambes »…   Le pauvre papa, il ne savait pas qu’elle deviendrait un jour Vévette,  la « Femme aux doigts d’Or ». 

On la surnomme aussi,  et à juste titre,  la Reine de l’Accordéon.
Elle ne vit que pour la Musique et veut faire connaître et aimer  l’accordéon. 
Elle joue de tout !  Musique classique,  jazz,  country, ballades, comédies musicales, tango, valse-musette, rap…
Oui, du rap!  Intitulé « Hors norme »… j’ai entendu ça sur http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=332684790

 

Je l’ai même vue avec Boy George, à l’émission TARATATA, extrait de 1994 :
http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaftash.html 

Nous pouvons trouver sa biographie à
http://yvette-horner.com/Biographie_11907.html 

Un vibrant hommage à cette femme « de cœur » se trouve à
http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/contentViewRelatedItem.do?contentType=EDITORIAL&contentId=536882277 

Sa discographie est aussi disponible sur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Yvette_Horner#Discographie_d.27Yvette_Horner 

Bien sûr, vous pouvez l’entendre gratuitement
On  nous offre un choix parmi 190 titres à l’adresse suivante:
http://www.deezer.com/fr#music/result/all/yvette%20horner

 

Il me fait plaisir de vous partager mes bonnes adresses ! 
Bonne semaine, les accordéonistes!

Accordéon (#5) – Accordéon diatonique au Québec – Histoire – Trouvaille

Tel que promis, j’ai poussé mes recherches sur la famille Gagné. 

Odilon Gagné fabrique le premier accordéon diatonique au Québec, en 1895.

Menuisier de métier, il fabriquait déjà des pianos et des meubles. Mais pour l’accordéon, il dût inventer ses propres moules  pour couler des plaquettes d’anches et des boutons chromés pour ses claviers. Pour ses soufflets d’accordéon, il dût apprendre à travailler le cuir (de chèvre ou de mouton), la toile et le carton. En l’espace d’une vingtaine d’années, il réussit à fabriquer plus de 150 accordéons diatoniques « de ses mains ». 

Heureusement, avant de mourir, Odilon Gagné avait eu le temps d’enseigner la façon de faire à ses deux fils : Wilfrid et Philias. L’entreprise d’Odilon continua donc et prit le nom de « Maison Gagné et Frères » en 1917. On continua donc à confectionner  le même modèle d’accordéon : deux basses, une rangée de dix boutons et deux jeux d’anches. 

Maison Gagné et Freres

Entre les années 1920 et 1950,  les accordéons Gagné se firent connaître grâce aux accordéonistes Gérard Lajoie, Théodore Duguay, Louis Fontaine et Joseph Guillemette. 

Pour perpétuer leur entreprise, Wilfrid et Philias Gagné, tous deux célibataires, transmirent leur savoir-faire à leur neveu, Paul-André. Ce dernier, musicien fameux ( on dit de lui qu’à l’âge de 5 ans, il jouait déjà fort bien sur un accordéon « Ludwig »), continua de gérer le commerce familial et fabriquer des accordéons Gagné, jusqu’à sa retraite, en 1994. 

Son fils, Richard,  apprit aussi à fabriquer et réparer les accordéons. Il prit la tête de l’entreprise en 1984 . Il agrandit le magasin, ouvrit une école de musique et ajouta plusieurs instruments populaires : batteries, synthétiseurs, guitares électriques… 

Maintenant, Richard et Paul-André Jr  continuent l’œuvre de leur famille et se tiennent à la fine pointe de toutes les nouveautés dans le domaine de la musique.

Chez eux, on retrouve encore quelques accordéons Gagné, de même que des Hohner et des Saltarelle.   Si vous passez par Québec,  rue Durocher, allez-y voir ! 

418-525-8601 (région de Québec)

Ma trouvaille de cette semaine : le Guide Mnémo 2008-2009 !!! 

Un recueil de plus de 80 pages de références musicales regroupées par région du Québec.

(Associations, groupes de musiques, musiciens, groupes, « calleurs »,  chanteurs,  conteurs, enseignants, productions, musées,  fabricants, festivals, veillées, émissions de radio…)   Recueil que vous pouvez téléchargez gratuitement.  C’est renversant !!

http://www.mnemo.qc.ca/pdf/Guide_Mnemo_2008.pdf

 

Bonne semaine, les accordéonistes !

Accordéon (#4) – Fabricants

C’est en Italie (Castelfidardo) et en Allemagne (Trossingen ) que sont fabriqués la plupart des accordéons, en Occident. Avec le temps, la demande a diminué et bien peu de manufactures ont survécu.

Vers en 1871, c’est probablement Joseph-Roch Lyonnais qui aurait fabriqué le premier accordéon canadien. Cet « inventeur » était luthier de profession, en même temps que réparateur et marchand d’instruments de musique, instrumentiste, compositeur, professeur, chef d’orchestre. Son fils, Cyrille-Roch (appelé Roch fils) était aussi luthier, marchand de musique, professeur.

Au vingtième siècle, il semble bien qu’on ait délaissé la fabrication de l’accordéon, presque complètement… Après l’Expo 67, si on voulait se procurer un accordéon, on devait l’importer d’Allemagne, d’Italie ou encore de Russie, du Brésil ou de Chine.

De nos jours, « Musique Gagné et Frères » continue de produire des accordéons diatoniques et d’entretenir les instruments au Québec… d’ailleurs, il en sera question dans mon blog de la semaine prochaine.

Bonne semaine, les accordéonistes !

Accordéon (#3) Sonorité – Débuts de l’Accordéon

Sonorité

Le son de l’accordéon est produit par des anches « libres ». L’anche libre est une languette de métal, fixe à une extrémité,  dont le centre peut vibrer au-dessus ou au-dessous. 
Anche libre  Chaque note de l’accordéon dépend d’une anche libre. 

Débuts de l’Accordéon

En fait, l’Accordéon descend de l’harmonica.  En Allemagne, vers les années 1820, on a tenté d’ajouter un soufflet et un clavier. Après plusieurs tentatives, on réussit  à fabriquer le premier Accordéon.

Selon les archives, c’est un Autrichien, un certain Cyrill Demian, qui déposa une demande de brevet pour son instrument de musique nommé « Accordion »,  au mois de mai 1829.  Il s’agissait d’une petite boîte où il avait fixé des languettes métalliques et un soufflet. Chaque touche de son « Accordion » pouvait produire deux sons différents, selon qu’on ouvrait ou fermait le soufflet. Pour l’époque, c’était génial !

À la semaine prochaine pour la suite  de l’Histoire de l’Accordéon !

 P.S.  pour celles et ceux  qui veulent entendre un « Grand » de l’Accordéon…

Spectacle à ne pas manquer : 

Le 23 mai 2009, à 20h.
Didier Dumoutier sera à l’Auberge La Caravane,
4500 chemin Capelton,  North Hatley, en Estrie
Pour réserver : 819-842-2364

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